Fiche pratique : L’arrosage des végétaux

arrosage goutte à goutte

Pourquoi, quand et comment faire l’arrosage vos plantes ?


Les plantes, tout comme nous, sont constituées en majorité d’eau, il leur en faut donc régulièrement !


Malgré la réflexion courante «les plantes dans nature n’ont pas besoin de nous pour vivre!». Dans les jardins
il en est tout autre chose. Mais alors pourquoi les arrosent on ? Et comment faire au mieux l’arrosage ?

(On ne parlera pas ici de l’arrosage par aspersion, mais seulement du goutte à goutte, bien que certaines données soient les mêmes : fréquence d’arrosage,…).


Pourquoi dans la nature les végétaux poussent sans arrosage supplémentaire ?

Par ce qu’ils se sont semés, et ont attendus d’avoir les conditions nécessaires pour germer. Et qu’ils se sont semés seuls, par ce que d’autres sujets de la même espèce poussent à cet endroit, car elle y est adaptée génétiquement, et que toutes les conditions étaient réunies pour que la graine germe ! Ca en fait des conditions hein …?


Nos végétaux sortent majoritairement de pépinières où trop souvent l’arrosage est quotidien et abondant pour qu’ils soient les plus beaux ! Sauf que gorgés d’eau, il leur faut le temps de s’habituer à un arrosage moins copieux. Il leur faut alors s’adapter à de nouvelles conditions : moins d’eau, d’une qualité différente, une exposition différente… Et si on les plante en pleine terre : développer des racines pour se maintenir et se nourrir, s’habituer à une texture et qualité de sol, à un nouveau pH,…

Et, en plus, ils n’ont pas l’écosystème adéquate autour d’eux ! C’est comme on vous envoyez dans un nouveau pays, tout seul, sans parler la langue. Les premiers temps seraient difficiles, puis viendrait l’adaptation, si vous en avez les ressources nécessaires ! 😉

Même si les végétaux en garrigue n’ont pas besoin d’arrosages pour survivre, ils ne se portent que mieux avec un peu plus d’eau. Et l’été dans la nature dans le Sud, tout est souvent sec et jaune, ce qui est rarement apprécié dans un jardin… Tous les végétaux ont besoin d’eau. Après, à voir si l’on cherche à avoir un jardin vivant en acceptant les période de repos, ou survitaminé toute l’année ! (Oui, vous vous doutez bien que la deuxième option n’est absolument pas pérenne ..!).

Jardin sec


La fréquence d’arrosage

Elle dépend de cinq facteurs principaux :

  • la météo,
  • l’exposition de la plante,
  • la nature du sol,
  • de la plante elle même,
  • et du type d’arrosage.


Renseignez vous bien sur les besoins en eau de vos plantes. Précisez au maximum à votre vendeur comment est votre jardin :

  • très ensoleillé, le sol pauvre et sec,

ou au contraire

  • plutôt ombragé avec une belle terre riche et humifère.



La manière d’arroser y sera très différente. La même plante dans les deux sols ne survivra pas de la même manière, et ce même si on est dans la même région. Chaque jardin à une terre différente, il est primordial d’en tenir compte.

Veillez également à planter à la bonne saison !

Quels types d’arrosage ?

Le but est qu’il fournisse aux végétaux de bonnes conditions pour leur reprise. Mais alors, que choisir ?

L’arrosage manuel

Il est localisé : vous avez planté un arbre au fond du jardin et n’avez pas envie de créer un réseau tout entier ? On vous comprend. L’arrosage manuel permet de pouvoir arroser plante par plante, de façon précise.

Il offre également le temps d’observer chaque plante. Lorsque vous arroser votre plante vous pouvez prendre le temps de regarder qu’elle ne développe pas de maladie, qu’elle continue sa croissance. Ce contrôle régulier est primordial pour un jardin en bonne santé, et vous permet de profiter de votre jardin !

Il faudra, au début, réarroser dès que la surface de la terre de la cuvette d’arrosage est sèche. On espacera les quantité d’eau au fur et à mesure. Cette méthode permet d’avoir des plantes autonomes en eau rapidement. En fonction de tous les facteurs, cela peut aller de quelques mois à 3-4 ans.

Il existe d’autres types d’arrosage qui ne sont pas réellement manuels mais pas automatiques non plus…

  1. Les Ollas : récipients en terre cuite enterrés, laissant percoler l’eau doucement, et permettant une très bonne humidité au niveau racinaire. Elle permet d’économiser 50 à 75% de la quantité d’eau utilisée avec les méthodes traditionnelles. (Ollas Jamet, fabricant)
  2. Les sacs d’arrosage : sacs de toile tissée, rempli entourant le tronc de l’arbre, et laissant percoler l’eau doucement au pied de l’arbre. Ses sacs sont, comme les Ollas, à remplir une fois vide et une fois la surface de la terre sèche. Ces sacs sont très économiques et réutilisables. (Plantco, fabricant)
  3. Les coussins d’arrosage : pour les pots ou arbustes / vivaces au jardin. Même matériaux synthétiques que les sacs pour la fabrication, avec une fibre qui retient l’eau, et la laisse percoler également. Ces sacs permettent une diffusion lente de l’eau, et peuvent se recharger manuellement en eau, ou simplement naturellement lors de pluies.


L’arrosage automatique,

Vous partez en vacances chaque année en été et ne voulez pas retrouver le jardin que vous venez de planter tout sec en rentrant ? Ou simplement pour mieux gérer votre consommation d’eau, et gagner du temps pour pouvoir prendre le temps de profiter de votre jardin ?

L’arrosage automatique sera alors la bonne solution. Il permet de gérer précisément, en apportant l’eau au compte goutte (pour le système au nom bien choisi ‘goutte à goutte’) permettant une meilleure pénétration de l’eau dans le sol vers les racines, tout en consommant moins d’eau que si vous deviez arroser avec votre arrosoir.

Les programmations (en fonction des programmateurs) vous permettent d’arroser de plusieurs fois par jour (à éviter ! La ressource tend à se raréfier !) à une fois par an ! Vaste étendue de plage horaire qui permet véritablement de trouver le bon équilibre pour votre jardin, et qui est modifiable autant de fois que l’on veut.

L’arrosage automatique doit tout de même être réfléchi, de part son impact environnemental. Il est fait de réseaux en différents plastiques, et même s’ils sont pour la plupart recyclables (mais rarement recyclés), il pousse à la consommation d’eau. Si vous n’aviez que la possibilité d’arroser à la main, vous choisiriez peut être d’autres plantes, ou un autre aménagement, une autre période de plantation, etc.

Arrosage par goutte à goutte


L’arrosage à la plantation : (ou plombage hydraulique)


Le plombage hydraulique consiste à « noyer » la motte de notre végétal à la plantation. Une fois le trou creusé (suffisamment grand ! voir la fiche plantation ), installer la plante, et remettre la terre en laissant de l’eau couler en même temps, dans le trou.

L’objectif est d’avoir une « boue » tout autour de la motte. Il faudra remuer délicatement la plante dans cette boue jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de bulle qui s’en échappe.

Cela va permettre d’être sûr qu’il n’y ait pas de bulle d’air près des racines : ce qui pourrait abîmer plus ou moins grandement la motte. Il faudra également réaliser une cuvette d’arrosage.

Exemple de cuvette d’arrosage


L’arrosage pour sujets déjà implantés :


Il n’est utile qu’en cas de souffrance du végétal (feuille en bas, signe de dessication…). Il faut alors biner légèrement le pied du végétal (gare à ne pas abîmer les racines), faire une cuvette d’arrosage et la remplir. (hé oui ! Comme nous ils transpirent et se déshydratent rapidement, alors ils ont soif!).


En fonction de tous les facteurs, et de la dimension de la cuvette, il peut être préférable de la remplir plusieurs fois d’affilée.


L’arrosage à la plantation, et après ?

Votre végétal est planté, d’accord. Mais après ?


Cet entretien est à soigner après la plantation, et surtout dans les 3 années suivantes. Pour qu’il soit optimal, on réalise une cuvette d’arrosage autour du pied de la plante, et on la remplie jusqu’en haut. Si l’eau s’infiltre très rapidement on peut le faire à nouveau sans souci.


Cette cuvette permet de retenir l’eau au pied de la plante, et évite qu’elle coule ailleurs, et aille là ou la plante n’est pas! Ce qui rendrait l’arrosage absolument inutile pour la plante.

Jardin dont l’arrosage est supprimé après implantation

Vous avez plusieurs choix :

  • Ne pas arroser à la plantation, ni après

Oui, bon, c’est vivement déconseillé ! Sauf si vous plantez un végétal avec la motte mouillée un jour de forte pluie, en automne et dans une région humide !

  • Arroser simplement (mais correctement) à la plantation seulement,

Ceci peut tout à fait suffire pour des petits végétaux, ou alors des plantes très résistantes à la sécheresse. Le « plombage hydraulique » (voir suite de l’article) devra être fait avec grande application. Si vous souhaitez planter ainsi, privilégier les plantations à l’automne.

  • Arroser à la plantation et prévoir un suivi en arrosage manuel ponctuellement le temps de la reprise,

C’est celui qui représente le meilleur rapport bonne reprise / coût. Il faut cependant veiller à bien connaître son végétal et pouvoir effectuer des arrosages réguliers, lorsque la plante en a besoin. Ainsi, dès que la plante n’a plus besoin d’arrosage supplémentaire, vous pouvez la laisser en autonomie !

  • Arroser à la plantation et prévoir un suivi en arrosage automatique le temps de la reprise,

Cet arrosage est le plus sûr et le plus efficace (surtout dans le Sud de la France). Un plombage hydraulique de qualité à la plantation, un arrosage régulier la première année et diminué ensuite d’une année à l’autre, permet de forcer les racines à aller chercher de l’humidité dans le sol, et donc commencer son autonomie. Elle pourra être complète en quelques années si l’arrosage est bien géré. Suivant les végétaux et les conditions, cela peut même être le cas dès la 1ère année.

  • Arroser à la plantation et prévoir un suivi en arrosage automatique pour toujours

Comme vous vous en doutez après avoir lu le choix précédent : ce n’est pas forcément utile ! Si votre plante est adaptée à la région, et que l’arrosage des premières années à été correctement fait, continuer de l’arroser ensuite offrerait simplement des dépenses d’eau inutiles.

De ce choix, va dépendre bien entendu, votre région, le choix du végétal, la période de plantation, la dimension du végétal, son exposition, sa nature …


NB : pour les végétaux (autre que le gazon), il est préférable de privilégier des arrosages abondants espacés, plutôt que de petits arrosages quotidiens. L’eau à ainsi le temps de s’infiltrer dans le sol correctement, et force les végétaux à aller la chercher en profondeur.

Un fournisseur de pièces d’arrosage, et conseiller technique : DMD (montpellier)

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