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La Biodiversité

La biodiversité qu’est ce que c’est ?

Le terme biodiversité est un néologisme construit avec 2 mots latin :

– bio : le vivant

– diversus : opposé, divers.

En clair : la diversité du vivant.

Sont compris dans la « biodiversité » l’ensemble des individus, bien sûr (champignons, insectes, animaux, végétaux et autres micro-organismes, etc). Mais également, les milieux dans lesquels ils vivent, ce de quoi ils se nourrissent, et les liens entre chaque espèce, et avec leur milieu.

En soit, tout ce qui est autour de nous fait partie de la « biodiversité » : les arbres qui nous permettent de respirer, les aliments que l’on mange (fruit, légume, viande, poisson, céréale..), certaines matières premières (bois, chanvre, bambou…). Une carrière avant d’être creusées était un écosystème complet, un champs est un écosystème (le plus souvent très pauvre, et en très mauvais état) fait par l’homme, agricole, mais dans lequel s’organise le vivant (oiseaux, micro-organismes…). Etc.

La biodiversité nous est vitale, c’est pourquoi cet article va essayer de mettre des mots simples sur ce système complexe !

Quels sont les 3 niveaux de biodiversité ?

Elle est souvent étagée sur 3 niveaux de diversité :

écologique : les écosystèmes (exemple : marin, aquatique, terrestre, agricole, forêt tropicale, jardin, garrigue…) et leur fonctionnement,

spécifique : les espèces qui vivent dans ces écosystèmes (exemple : le grand dauphin, la grenouille verte, le Chêne,… ), et comment elles sont organisées,

génétique : les différents gènes présents dans ces espèces (exemple : les différences d’un individu à un autre), et leur variation.

Ce « classement » permet de mieux voir l’ampleur de notre implication, et notre dépendance à la biodiversité. Ce ne sont pas juste les 2 papillons présents dans le jardin qui sont témoins de la bonne ou mauvaise santé de la biodiversité, c’est un ensemble riche, varié, complexe !

Quelles sont les plus grandes menaces sur la biodiversité ?

On entend de plus en plus parler de cette diversité du vivant, mais pourquoi ? Et bien comme d’habitude, par ce qu’elle ne va pas bien ! Et si dans l’histoire de la terre, il y a eu de nombreuses extinctions de masses naturelles (5 pour être précis), qui ont anéanti à chaque fois entre 60 et 90 % des espèces vivantes (en s’étendant sur 1 à 2 millions d’années…! Voir 17 millions d’années pour celle du Trias-Jurassique !!). Voir l’article du MNHN sur le sujet. La 6ème que nous sommes en train de vivre est à une autre échelle de temps : quelques décennies. Vous imaginez un peu la différence … ?

Quelles en sont les causes principales :

Artificialisation des sols. Le vivant a de moins en moins de place pour habiter, chasser, se reproduire, et donc vivre : tout simplement. Alors, il décline.

Surexploitation des ressources. Les extractions (d’éléments non renouvelables) sont majoritairement responsables de cette surexploitation.

Changement climatique . Pas besoin de topo là dessus, je pense qu’on est tous au courant des gaz à effet de serre et autres … ?

Pollutions : plastique, PFAS, traitements hormonaux -pilules etc-, et tellement d’autres.

Espèces Exotiques Envahissantes. L’impact est souvent minimisé, mais cela va plus loin que notre petit confort. Les espèces exotiques envahissantes peuvent réellement déséquilibrer tout un écosystème et prendre la place de très nombreuses variétés locales. À ce moment là, ne reste qu’une seule espèce, là ou avant il y avait une richesse spécifique (d’espèces) et génétique. Une espèce prenant le dessus sur les autres, cela enlève les proies et / ou les chasseurs d’une espèce, et ainsi de suite pour chaque espèce supprimée, tel des dominos. (voir article sur la biodiversité au jardin).

Quels paramètres permettent d’estimer la biodiversité ?

Pour savoir comment se porte la biodiversité, comment on la mesure ?

Tout simplement (enfin, c’est quand même plutôt complexe à réaliser!) avec ces deux facteurs :

nombre d’individus, abondance de l’espèce dans un milieu donné, et comparé à d’autres milieux,

richesse spécifique : nombre d’espèces présentes.

Ces espèces vont des oiseaux, aux vers de terre, en passant par la petite faune (souris, reptiles..) et les insectes, mais aussi tous les micro-organismes du sol ! Il est dit qu’il y a plus de d’organismes vivants dans une cuillère à soupe de sol que d’humains sur terre !

Compter chaque espèce, et chaque individu se fait lors de relevés faunistiques et floristiques : vous imaginez un peu le travail ?

Comment protéger la biodiversité ?

Mais alors comment protéger cet ensemble d’êtres vivants ? En limitant en premier lieu bien sûr ses actions sur les principales menaces vue plus haut (coucou les jardin minéraux, le béton et le gazon synthétique!).

Tout dépend de l’échelle : une mairie, une entreprise ou un particulier n’auront pas les même actions, ni les mêmes impacts. On parle souvent du triangle de l’inaction, (ou des 12 discours de l’inaction climatique) c’est ensemble que l’impact comptera : il n’y en a pas un plus important que l’autre, chaque maillon est essentiel ! (vous le voyez venir …?). Oui, comme dans un écosystème. C’est l’action de chacun qui, mise en commun avec les autres, fera avancer les choses grandement, et durablement.

Dans son entreprise il est aussi possible de se renseigner sur la politique biodiversité mise en place. Et se rapprocher de groupements pour nous aider à le mettre en place (pour la RSE, ou la CSRD par exemple). On peut demander à sa mairie de faire des actions. Ou se rapprocher de collectifs et d’associations qui œuvrent déjà, et ont du poids (Greenpeace, LPO, Ecologiste de l’Euzière..).

À titre individuel on peut prendre soin de son jardin (tonte différenciée, plantations diversifiées, arrosage efficient et supprimé une fois les végétaux implantés, installation de nichoirs/gîtes -insectes, chauve souris, hérissons, reptiles..-, plantes locales, etc). Il est aussi possible limiter ses déplacements, mieux manger (local, raisonné ou bio, de saison, un peu moins carné voir plus du tout selon d’où on part).

On peut aussi aller se balader en nature (et ramasser quelques déchets?), se renseigner, se former… Mais aussi parler autour de soi du déclin massif et rapide de la biodiversité et de son impact…

Il y a tant d’autres solutions ! Quelles sont les vôtres ?

Voir article sur la biodiversité au jardin et sur la biodiversité en entreprise.

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