Fiche pratique : Le désherbage

Désherbage : activité chronophage et fastidieuse, néanmoins utile !

photo d'un jardin sans desherbage

Le désherbage, en général :

Gare aux idées reçues ! Si le désherbage est souvent jugé indispensable ce n’est que rarement le cas. Les massifs et gazons vivent très bien en cohabitation avec d’autres végétaux !


Couramment, le désherbage est l’activité qui consiste à enlever de petites herbacées de nos massifs, parfois ce sont de plus gros végétaux, mais on utilisera un autre terme à ce moment la : nettoyage, tris des arbustes, abattage d’arbre… Une fois n’est pas coutume, tout dépend de la taille !


La nécessité du désherbage vient quand il y a un risque de concurrence pour les végétaux que l’on souhaite garder.


-> On parle de concurrence quand une plante peut arriver à prendre la place d’une autre. Par exemple au niveau racinaire, ou plus simplement en lui faisant trop d’ombre. La plante la plus résistante prendra alors plus de soleil, plus de nutriment dans le sol, et plus de place (feuilles et racines) au détriment de l’autre plante.


Les plantes couramment appelées « mauvaises herbes » ou herbes adventives sont souvent celles qui gagnent la concurrence ! C’est pourquoi on les qualifie souvent de mauvaises, d’ailleurs ! Cependant, elles possèdent toutes les adaptations au terrain nécessaires, et n’ont besoin d’aucune aide pour pousser, contrairement à nos végétaux d’ornement.

Le coquelicots sont le bon exemple de « mauvaises herbes » qu’on ne désherbe pas !


Un massif avec des herbes adventives n’est pas sale, il est juste vivant. Il y a d’ailleurs bon nombre de ces plantes qui sont utilisées en jardin d’ornement ou médicinal ! (Liseron, Chiendent, Ortie, Pissenlit…).


Avant de désherber, il est bon de connaître et reconnaître le végétal que l’on souhaite enlever. Déjà par ce que cela fait moins de travail et que cela nous permet de découvrir beaucoup de chose (si si!).

  • Est il invasif ?
  • A t il un intérêt esthétique, médicinal, environnemental ?
  • Est il mellifère ?
Magnifique mauvaise herbe : le coquelicot
La moutarde sauvage est très mellifère, elle attire aussi à elle tous les pucerons du jardin !


S’il y a une réelle nécessité de désherber, alors il faut le faire correctement, si on ne veut pas avoir à y
revenir tous les deux jours !

On a tendance à penser que si on enlève la partie que l’on voit (les feuilles), la plante meurt. Ce n’est pas
toujours le cas ! C’est là, la différence entre un bon et un mauvais désherbage.


Un désherbage bien réalisé enlève également ce qui ne se voit pas : les racines ! Ces dernières contiennent toutes les ressources nécessaires pour faire repousser une plante !

Alors il vous faudra patience, calme, constance et courage !

Pour réaliser un bon désherbage : quelle technique choisir ?


Désherbage manuel :

  • Les plus : utilisable partout sans restriction ! Dans les massifs, les graviers, dans le gazon, au pied des haies, dans les
    pots ! Énergie propre, aucune pollution ! On peut s’aider d’un piochon ou d’un couteau à désherber.
  • Les moins : c’est long, et la terre
    est basse !

Désherbage thermique :

  • Les plus : très efficace sur zone goudronnée, allée stabilisée, peu d’effort. Plusieurs type de désherbeurs thermiques existent.
  • Les moins : ces désherbeurs sont électriques ou thermiques et consomment donc des énergies non renouvelables, c’est pourquoi on en limitera l’utilisation. Ils produisent également beaucoup de CO2 ! C’est désherbeurs brûlent (attention aux incendies!) ou soufflent un air si chaud que cela fait mourir la plante. L’efficacité dépend vraiment du modèle choisi, ainsi que de la plante elle même. On évitera évidement cette technique dans les massifs denses.


Désherbage mécanique :

  • Les plus : utiliser une binette, une sarclette ou tout autre objet du même style vous permettra d’aller plus vite qu’à la main. Utilisable dans les massifs et les allées. Existe aussi en matériel électrique.
  • Les moins : elles n’enlevent peu, voire pas de racine, suivant la dureté du sol. Il faudra donc y revenir plus souvent. On fera attention avec cette technique dans les massifs et haies pour éviter d’abîmer les plantes (feuilles, branches mais aussi racines) que l’on souhaite conserver. Dans les stabilisés, on fera attention à ne pas creuser le sol, ou alors à le re-damer en suite.

Désherbage dit «écologique» :

  • Les plus : Ces techniques utilisent de la «récup» ou des produits naturels. L’eau de cuisson des aliments à amidon (pâtes, riz, pomme de terre) encore fumante fonctionnent assez bien.
  • Les moins : gare tout de même à la consommation d’eau et d’énergie, pas besoin de faire bouillir 10 litres d’eau par jour pour tuer deux pissenlits ! On évitera évidement cette technique dans les massifs.


Pour ce qui est du vinaigre, du gros sel, et de l’eau bouillante, Ces techniques sont peu efficaces et surtout elle polluent le sol (et accessoirement les nappes phréatique qui se trouvent en dessous !).

Quel est votre rapport au désherbage ? Désherbeur fou qui ne laisse aucune plante sauvage ou plutôt adepte du Jaridn Punk ?

massif fleuri

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